- Léa Comelli
Derrière la porte du funérarium, un monde étrange, où tout est blanc et froid.
Dans une salle à part, se trouvent 32 portes en inox, numérotées. Ce sont des cellules de refroidissement. Les corps sont dans des housses avant que l’habillage ou des soins de conservation ne soient pratiqués. La famille fournit parfois au thanatopracteur des photos de la personne décédée afin qu’il puisse rendre le visage le plus approchant possible de son vivant. Il a recours au maquillage et à des techniques qui sont propres à la profession, telle que le rembourrage des narines avec du coton, ou encore la mise en place de coques pour renforcer les paupières... Parfois cela se fait en musique pour que les professionnels se détendent et pour faire baisser la pression. Olivier, thanatopracteur depuis plus de vingt ans explique qu’il fait ce métier par vocation. « C’est après avoir fait un stage dedans que j’ai décidé de me lancer. » Il fait ce métier pour essayer de rendre la mort un peu moins violente pour les vivants. Il habille, puis maquille avec délicatesse. Entre collègues on rit ou plaisante de choses et d’autres sans pour autant manquer de respect aux corps. En moyenne le thanatopracteur prend 45 minutes, voire 1 heure pour préparer un défunt. Toute cette patience et cette minutie pour rendre la personne décédée présentable à sa famille. Des salons sont mis à disposition pour le recueillement. Certaines coutumes imposent des rites particuliers. Selon les religions, certains pleurent, d’autres chantent, ou crient. Le jour des funérailles, le corps est placé dans son cercueil, puis déplacé jusqu’au corbillard qui l’attend dans le parking. Souvent la famille apporte des fleurs qui accompagneront le corps jusqu’à sa dernière demeure.
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